1er DIMANCHE DE L’AVENT
(30 novembre 2008)

 

 

 

         Aujourd’hui nous commençons une nouvelle année liturgique par le 1er dimanche de l’Avent . Quatre dimanches pour nous préparer à la fête de Noël.
         L’avent est ce temps où Dieu appelle chacun et chacune d’entre nous au rendez-vous fondamental  de l’histoire de l’humanité. Dieu se fait homme à Noël Dieu prend résolument rendez-vous avec l’humanité pour la sauver. L’avent est ce moment privilégié pour préparer la venue du Seigneur.
         Il n’ s’agit pas pour nous d’attendre passivement cette venue du Seigneur. Il est un mot qui revient quatre fois dans l’évangile de ce dimanche « Veillez », l’Avent est une invitation forte à veiller. C’est le grand temps des veilleurs. Nous sommes au plein cœur de l’histoire de l’humanité. Dans l’histoire du peuple des croyants, le peuple juif a attendu le Messie celui qui allait libérer son peuple. Les grands prophètes de l’ancien testament  ont annoncé à maintes reprises, la venue du Sauveur, celui qui allait libérer son peuple. Le passage du prophète Isaïe qui nous était proposé dans la première lecture est comme un grand cri. C’est un appel « Reviens pour l’amour de tes serviteurs, et des tribus qui t’appartiennent. Ah si tu déchirais les cieux et si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi. Tu viens à la rencontre  de celui qui pratique la justice avec joie en suivant ton chemin ».
          Cette attente du peuple juif s’est donc réalisée, Dieu nous a donné son Fils , l’Emmanuel ce qui veut dire Dieu avec nous. Fêter Noël c’est nous rappeler qu’un jour Dieu est venu planter définitivement sa tente parmi nous. Nous savons aussi que dans l’évangile, Jésus a promis son retour.
         Dimanche dernier en célébrant le Christ Roi, dans l’évangile de Matthieu, Jésus revient pour accueillir tous ceux et celles qui ont su veiller activement, qui ont su ouvrir leur cœur à tous les blessés de la vie.
          Paul dans la passage de la lettre aux habitants de la ville de Corinthe écrit « Aucun don spirituel ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler, notre Seigneur Jésus Christ, c’est lui qui vous a fait tenir solidement jusqu’au bout et vous serez sans reproche au Jour du Seigneur Jésus.

           La présence d’Anne Sophie, de Sébastien, et de Christine qui se préparent à recevoir lors de la veillée pascale 2009 les sacrements de l’initiation Chrétienne : le Baptême, l’Eucharistie, la Confirmation ; Véronique qui prochainement recevra le sacrement de confirmation, Maxime, Accursia, MIckaël, Audrey qui viennent

de se mettre en route vers le sacrement de confirmation, nous rappellent que le Seigneur continue de venir dans nos vies. Déjà le Seigneur est venu à leur rencontre, il marche avec eux sur le chemin de leur vie. Avec eux nous sommes invités  à être des veilleurs , à découvrir le Seigneur qui vient dans nos propres existences

préoccupées par les soucis de la vie quotidienne, préoccupées parfois par des tracas, des inquiétudes de toutes sortes, nous risquons comme le dira Jésus d’être assoupis, de nous laisser endormir, de ne plus voir le Seigneur qui vient, comme les vierges folles de l’évangile qui n’avaient plus d’huile, leurs lampes étant

éteintes, lors de la venue du maître.

            Tenons nous éveillés, soyons des veilleurs, tenons nos lampes allumées, nous pourrons alors accueillir le Seigneur qui vient à travers l’opprimé, à travers l’homme, la femme, l’enfant, atteints dans leur dignité, à travers celui ou celle qui vivant dans la solitude a soif d’un d’amitié et de fraternité, à travers le malade qui attend une simple visite ou un simple sourire, a travers celui ou celle qui souffre, qui attend un peu de réconfort et de tendresse, à travers celui ou celle qui n’a plus goût à la vie et qui attend qu’on lui redonne un peu d’espérance et de joie, à travers celui qui blessé dans son cœur et qui attend un geste de réconciliation, de pardon et de miséricorde.
 

            Préparer la venue du Seigneur c’est faire nôtre la prière de St François d’Assise :

Seigneur fais de moi un instrument de paix

Quand domine la haine, que nous annoncions l’amour

Quand blesse l’offense, que nous offrions le pardon

Là où sévit la discorde, que nous bâtissions la paix

Lorsque s’installe l’erreur, que nous proclamions la vérité

Quand nous paralyse le doute, que nous réveillions la foi

Lorsque pèse la détresse, que nous ranimions l’espérance

Là où s’épaississent les ténèbres, que nous apportions la lumière

Et si règne la tristesse, que nous libérions la joie

Seigneur fais que je cherche plutôt à réconforter qu’à être réconforté

A comprendre qu’à être compris

A aimer qu’ à être aimé.