26è dimanche ordinaire A
(St-Martin centre, dimanche 28 septembre 2008)

 


 

           En lisant les évangiles, nous constatons que les relations entre Jésus, les chefs des prêtres et les anciens du peuple juif étaient très conflictuelles. Jésus devant leur attitude n’hésitera pas à dire qu’ils sont des hypocrites ou qu’ils ressemblent à des sépulcres blanchis, qu’ils disent et ne font pas, qu’il faisaient peser sur les gens du peuple juif les innombrables lois, alors qu’ eux-mêmes ne les appliquaient pas. Et ce conflit entre les responsables du peuple juif et Jésus conduira ce dernier à la mort.

Aujourd’hui dans le passage évangélique que nous venons de lire, Jésus interroge les chefs des prêtres et les anciens. Le Seigneur pose souvent des questions : A ceux qui l’écoutent. Il veut ainsi les aider à réfléchir, à interroger ses auditeurs sur leur propre foi, pour mieux en vivre. Que Le seigneur nous donne un cœur attentif, un cœur humble qui se laisse questionner et interroger

            Un homme avait deux fils. Il y a celui qui dit oui et qui ne passe pas à l’acte et celui qui commence par refuser, mais qui après réflexion finit par aller travailler à la vigne. Celui qui dit oui et qui ne va pas, c’est l’image du peule Juif, ceux qui se considèrent comme justes, ou qui se croient bons. Ceux qui commencent par refuser c'est ceux que les responsables du peuple juif considèrent comme des païens, ceux qu’il rejettent et qu’ils excluent. Du coup ils pensent ne pas avoir part au royaume de Dieu.

Dans  toute la bible l’image de la vigne revient très souvent aussi bien dans l’ancien que dans le nouveau testament. La vigne c’est l’image biblique du peuple de Dieu.Travailler à la vigne, c’est vivre en enfant de Dieu, c’est vivre avec Jésus dans l’amour du Père et dans l’amour des autres. C’est manifester aux hommes d’aujourd’hui la tendresse de Dieu pour tous.

L’un dit « je ne veux pas, mais repenti, il y alla « Pour Jésus rien n’est jamais définitivement perdu. Il fait une totale confiance en l’homme qui peut toujours se convertir à la fraternité, à la solidarité, à la paix, à l’amour. C’est toujours possible et pour un chrétien c’est bien cela bâtir ce monde voulu par Dieu que nous appelons le royaume de Dieu.

L’Evangile n’est pas une doctrine à connaître par cœur, ni une idéologie pour intellectuel. L’Evangile c’est une bonne nouvelle que Jésus est venu nous offrir. Il nous donne sa présence et son amour, et il nous invite à l’accueillir et à répondre à son amour, à nous engager concrètement dans une aventure d’amitié avec lui, pour que cette aventure anime notre vie quotidienne et marque notre manière d’agir dans notre vie de tous les jours.

Voici donc que Jésus met en scène les publicains et les pécheurs, et il va jusqu’à dire aux grands prêtres et aux anciens que les publicains et les pécheurs les précèdent dans le royaume de Dieu. Cette parole apparaît pour beaucoup comme scandaleuse. Nous l’avons dit, Jésus s’explique, les responsables du peuple juif s’imaginaient. Etre justes en obéissant à la loi, tous les rejetés et les exclus venaient à Jésus, car ils cherchaient un sens à leur vie, ils avaient soif de fraternité, de dignité, de solidarité, d’amour, ils avaient soif de cet amour que Jésus leur proposait de vivre et qu’il leur donnait.

            L’Evangile fourmille d’exemples. Zachée un voleur, après la rencontre avec Jésus décide de changer de vie et de partager son bien avec ceux qui n’ont rien.

            Saint Paul a commencé par persécuter les premiers chrétiens, il va devenir ensuite un apôtre infatigable au point de donner sa vie pour le Christ et pour l’annonce de l’Evangile.

            Nous le savons, le Seigneur ne regarde pas les apparences mais le cœur. Le chrétien n’est pas meilleur que les autres, mais il essaie de tendre de toutes ses forces vers cet amour qui lui est donné, non pas pour le conserver pour lui, mais pour le vivre au cœur du monde avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté.