Nous connaissons par cœur cette histoire des mages. Qui sont-ils ? Des étrangers, des païens, probablement des scientifiques de l’époque, des astrologues qui scrutaient le ciel. Lorsqu’ils arrivent à Jérusalem, ils interrogent : « Où est le roi des juifs qui vient de naître, noua avons vu se lever une étoile, et nous sommes venus nous prosterner devant lui ». Souvent nous disons volontiers que la fameuse étoile a guidé les chemins des mages. Mais, pourtant lorsque nous lisons avec attention l’Évangile de Matthieu, il n’est pas dit, que cette étoile indiquait le chemin. Nous pouvons alors penser que les mages sont un peu partis à l’aveuglette et logiquement ils se rendent à Jérusalem, capitale d’Israël où ils pourront sûrement être renseignés. Parvenus à la ville de David, ils essaient de trouver une réponse auprès des autorités politiques et religieuses : « Où est né le roi des juifs ? » demandent-ils. Les scribes et les chefs des prêtres vont trouver la réponse en lisant les écritures : « Toi Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier des chefs-lieux de Judée, car de toi sortira un chef qui sera le berger d’Israël ». Il est tout à fait surprenant que les responsables du peuple juif ne se sentent pas concernés par cette venue de celui qui est le berger d’Israël. Ils laissent les mages partirent seuls. Ces derniers font confiance à ce que disait la Parole de Dieu. Ils repartent vers Bethléem, petite cité proche de Jérusalem. A ce moment l’étoile réapparaît. Elle les précède et vient s’arrêter au dessus du lieu où se trouvait l’enfant. C’était probablement une maison quelconque, et pas du tout un palais royal où serait né le futur roi entouré d’honneur et de gloire. Pourtant dans cet enfant, ils reconnaissent en lui le roi des juifs : « Tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui ». Et ils offrent des présents destinés aux rois, de l’or, de l’encens, de la myrrhe. C’est avouons le un roi bien étrange. Quel est donc pour nous le sens de ce récit des mages venant adorer l’enfant Jésus. Nous l‘avons dit, ces mages ce sont des étrangers et des païens qui viennent honorer un chef, celui qui va être le berger d’Israël son peuple. Ce sont les responsables du peuple juif qui auraient dû êtres les premiers à l’accueillir. Eux qui depuis longtemps, attendaient le messie promis. Il en est parfois de même aujourd’hui. Le Seigneur est là au milieu de nous. Il est notre lumière. Est-ce que nous savons regarder cette lumière, nous laisser guider par elle, c'est-à-dire par le Seigneur lui-même. Parfois ce sont des étrangers, c'est-à-dire des non chrétiens qui nous le rappellent et viennent parfois secouer notre torpeur et réveiller notre vigilance. Oui Seigneur viens raviver notre foi, ouvre nos yeux à ta lumière. Donne-nous Seigneur d’être attentifs à tes appels dans le quotidien de nos vies. Jésus nous a dit : « Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ». Demandons avec insistance au Père qu’il nous donne son Esprit Saint pour nous révéler sa présence au cœur de nos vies. Dans le projet diocésain de catéchèse promulgué par notre évêque à Arras, le 10 octobre dernier, lors de la fête diocésaine « Faites des disciples », il est écrit : « La première étape s’appuie sur la conviction que l’Esprit de Dieu est à l’œuvre dans le monde, qu’il nous précède dans le cœur et la vie des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants que nous côtoyons. L’Esprit Saint qui manifeste l’amour de Jésus-Christ nous invite à regarder le monde, avec bonté, accueil, bienveillance pour tous et en particulier, les petits, les exclus, les pêcheurs, les étrangers... » C’est grâce à la parole de Dieu que les mages retrouvent leur chemin. C’est un autre appel pour nous à chercher la lumière dans les écritures, dans la parole de Dieu. Le projet catéchétique nous dit que pour nourrir notre foi, nous avons besoin de méditer et de partager la parole de Dieu. Notre foi s’enracine dans la parole de Dieu. C’est dans la fragilité d’un petit enfant que les mages reconnaissent la Messie. C’est sous l’apparence bien modeste d’un peu de pain et de vin, que nous nous nourrissons du corps et du sang du Christ force et soutien pour notre route quotidienne. Le projet catéchétique diocésain insiste sur l’importance de célébrer les sacrements et tout particulièrement l’eucharistie ! Seigneur Dieu roi du monde, toutes les richesse de ce monde, ne valent pas le corps et le sang de ton Fils, sous les signes du pain et du vin, symboles bien modestes, ni les gestes très simples d’un véritable amour, que nous sachions te dire notre louange, que nous te rendions grâce pour ton Fils Jésus qui est venu nous révéler combien tu aimes. |