2 novembre 2010

 Célébration pour les défunts

 

 

 

          Les textes de la bible qui nous sont proposés lors des funérailles sont tous remplis d’espérance. Les passages bibliques que nous venons d’entendre sont précisément tirés du lectionnaire pour la célébration des funérailles.

          Tout d’abord un passage de l’ancien testament tiré du livre de Job. Job était un homme à qui tout avait réussi. Il vivait heureux, comblé, dans une famille harmonieuse. Gros agriculteur, ses affaires avaient prospéré, rien ne lui manquait. Il avait aussi beaucoup d’amis. C’était un juif pieux, fidèle à Jahvé, qui observait la loi juive. Il était considéré comme un ami de Dieu.

          Brutalement, une épidémie et une famille s’abattent sur le pays où vivaient Job et sa famille. La famille de Job est décimée par l’épidémie. Ils décèdent les uns après les autres. la famille ruinent tout le travail de l’agriculteur. Il est complètement seul, ruiné, abandonné de tous... Il est la risée de tous ceux qui étaient ses amis. Il s’interroge, lui le fidèle, Yahvé l’aurait-il abandonné ? Doit-il penser que ce Dieu auquel il croyait, n’existe pas ? Nous trouvons la réponse de Job lui-même. C’est envers et contre tout, un cri d’espérance. Malgré tous ses tourments, Job garde confiance dans l’épreuve. Il souhaite que ce qu’il va dire ne soit pas oublié et qu’ainsi ses paroles soient gravées sur le bronze. Ainsi, elles ne pourront pas être effacées. Elles sont pour toujours. Celui que Job vénère, celui qui reste son Dieu, c’est son libérateur, il est vivant à jamais. Job sera associé à la vie  de Dieu, il se tiendra comme un vivant, il verra Dieu... Yahvé ne détournera pas ses yeux de ceux de Job qu’il accueillera, comme un ami, avec bonté et miséricorde. Telle est la foi et l’espérance de Job. Il est vrai que le message de la bible peut-être difficile à entendre lorsque les épreuves sont très  dures, mais il nous rappelle comme dans un cri d’espérance, que la vie vaut la peine d’être vécue. Que les souffrances et la mort n’auront pas le dernier mot, et que croyants en Dieu, nous vivrons pour toujours avec Dieu.

          Dans le deuxième texte que nous venons de lire. Paul écrit à une communauté qu’il a fondé à Thessalonique. Des chrétiens s’interrogent : Est-ce qu’il ressusciteront ? Certains chrétiens en doutent. Cette semaine, un sondage disait que ceux qui s’affirment catholiques non pratiquants, presque 50% disent ne pas croire en la résurrection, qu’il n’y a rien après la mort. Paul avait déjà répondu. Notre espérance en la résurrection vient de la foi au Christ vivant et ressuscité. L’apôtre disait : « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine ».

          Paul dans le passage que nous venons de lire veut rassurer ses premiers chrétiens. « Nous ne voulons pas vous laisser au sujet ce ceux qui se sont endormis dans la mort ». Il ne s’agit pas pour eux de sombrer dans la désespérance. Paul les invite à puiser leur espérance dans la mort et la Résurrection du Seigneur. C’est là, dit Paul, le cœur de la foi chrétienne. Nous serons nous même associés à la Résurrection du Seigneur. Dieu,  à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. Et Paul redit à ses chrétiens que c’est, là, la raison de leur espérance : « Retenez ce que je viens de dire, réconfortez vous les uns les autres ».

          Pour participer à la vie même du Christ, que faut-il que nous fassions ? Jésus lui-même nous donne la réponse dans le passage que nous venons d’entendre. Il ne s’agit pas de rester enfermé sur nous même, de ne s’occuper que de son propre le salut. N'avons-nous pas chanté il y a quelques décennies : « je n’ai qu’une âme qu’il faut sauver ». Le Christ au contraire nous appelle à rester en tenue de service, c'est-à-dire être serviteur de Dieu et de ses frères. Voilà l’unique condition pour que nous ayons part à la vie même de Dieu. Jésus prend alors une image. Combien sera heureux le maître de maison qui à son retour trouvera ses serviteurs en train de l’attendre pour le servir. Au lieu que ce soient les serviteurs qui se mettent à servir leur maître, c’est lui le maître, qui en signe de reconnaissance, servira lui-même ses serviteurs. Et quelque soit le jour et l’heure du retour du maître, heureux seront-ils, s’ils sont prêts à servir. Et le Christ de conclure : « Vous aussi tenez vous prêts, c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le fils de l’homme viendra.

          Résumons le message de ces trois passages de la Parole de Dieu. Ce qui est au cœur de notre foi, c’est la Résurrection du Christ. Telles sont notre foi et notre espérance. Nous participerons à la vie du Christ, si nous sommes en tenue de service, nous rappelant la parole du Christ :

« Ce que vous avez fait à l’un  de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».