3 et 4 avril 2010

Veillée pascale et fête de Pâques 

(année C)

 

 

   

          Deux  symboles forts sont au cœur de la Veillée pascale et du jour de Pâques. Tout à l’heure nous avons béni le feu nouveau et nous avons acclamé le Christ ressuscité signifié par la présence du Cierge pascal. Dans quelques instants, nous allons renouveler les promesses de notre baptême et vernir nous signer avec cette eau dans laquelle, dans toute Veillée pascale les adultes sont baptisés.

          A première vue l’eau et le feu sont opposés l’un à l’autre, et on utilise l’eau pour éteindre le feu. L’eau, dernièrement les inondations en Vendée et en Charente-Maritime nous ont rappelé que l’eau est "inarêtable", qu’elle emporte tout sur son passage, qu’elle provoque d’énormes dégâts et peut occasionner la mort . En même temps, il n’y pas de vie possible sans sans eau. Les pays en voie de développement manquent cruellement d’eau, et si l’on peut se passer un certain temps de nourriture, sans eau la mort surgit à brève échéance.

Le feu est aussi tout à la fois symbole de vie et de mort. Nous savons les ravages que font les incendies de forêt. Et pourtant en même temps , sans feu il n’y a pas de vie possible. 

          Le feu c’est la chaleur qui réchauffe, et la lumière qui éclaire. Sans aucune lumière rapidement toute vie humaine est en péril. L’eau et le feu sont bien deux éléments fondamentaux de toute existence humaine. Ils sont en même temps promesse de vie et menaces de mort. L’eau et le feu occupent aussi une place importante dans la vie de Jésus. L’eau tout d’abord nous rappelle qu’en Jésus c’est Dieu lui-même qui s’est plongé dans l’existence humaine. Jean-Baptiste a baptisé Jésus. Le Christ, vient déposer en chaque être humain la présence de l’Esprit de vie. Jean disait à propos de Jésus : « Lui-même vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ». Et Jésus dira « Je suis venu jeter un feu sur la terre et comme je voudrais que déjà, il fut allumé ».

          Jésus après sa Résurrection promet à ses apôtres la venue de l’Esprit Saint : « C’est la promesse que vous avez entendue de ma bouche, Jean a baptisé dans l’eau, mais vous c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés. « Juste avant de quitter ses amis, Jésus leur confiera une mission c’est de baptiser : « Allez de toutes la nations, faites des disciples, baptisez les au nom du Père, du fils et du Saint Esprit ».

          Le jour de la Pentecôte les apôtres reçoivent l’Esprit Saint symbolisé par des langues de feu, et le soir de la Pentecôte, il nous est dit dans les Actes des apôtres, que ceux qui avaient accueilli la parole se firent baptiser. La communauté s’agrandit ce jour là d’environ trois mille personnes. Ce fût bien la mission réalisée par les apôtres. Ils annonçaient la Parole de Dieu, le Christ mort et ressuscité, et ceux qui adhéraient à la parole, recevaient tout à la fois l’eau du baptême et l’Esprit Saint.

          Lorsque nous baptisons des bébés ou de jeunes enfants, ce lien si fort entre l’eau du baptême et le feu de l’Esprit Saint, c'est-à-dire l’onction du Saint Chrême, c'est-à-dire le sacrement de confirmation n’apparaît pas en pleine lumière. Lorsqu’au cours de la Veillée pascale, des jeunes ou des adultes sont baptisés, est pleinement signifié ce double symbole. Par le baptême, ils passent de la mort à la vie, ils sont plongés dans la vie du Christ ressuscité, ils sont alors pleinement enfants de Dieu, et ils reçoivent aussi le sacrement de confirmation, ce feu qui doit animer toute leur vie, qui les font devenir disciples de Jésus et témoins du Christ vivant pour tous ceux et celles qu’ils vont rencontrer dans leur vie quotidienne.

          A chaque veillée pascale, à chaque fête de Pâques que nous célébrons, nous sommes invités à raviver en nous ces deux sacrements qui avec l’Eucharistie sont les piliers de toute vie chrétienne, le baptême qui a fait de nous, des fils et filles de Dieu, membres à part entière, car Jésus est devenu homme, pour que notre vie soit divinisée, et le sacrement de confirmation, la venue en nous du feu de l’Esprit Saint, nous rappelle qu’à la suite des apôtres nous devons annoncer la Bonne Nouvelle, être témoins de l’amour, de la tendresse, de la miséricorde de Dieu pour toute l’humanité.

En cette fête de Pâques, proclamons notre foi en la Résurrection du Seigneur Jésus,

osons partager notre espérance, à tous ceux qui souffrent, qui traversent des difficultés et des doutes.

Habités par l’Esprit de Jésus, sachons inventer des gestes simples d’entraide et de tendresse

qui disent la présence du Christ auprès des plus petits.

Osons proclamer notre espérance.

Le Christ est ressuscité Alléluia !